Pois_chicheLes pois chiches secs doivent être mis à tremper avant la cuisson. On en trouve aussi précuits en conserve, qu’il suffit de rincer. La pellicule, assez épaisse, peut irriter les intestins fragiles. Pour rendre les pois chiches plus digestes, il est possible de retirer leur pellicule externe, ce qui est très facile lorsqu’ils sont cuits. Il suffit d’être un peu patient.

Des bonnes bactéries

Le pois chiche est un aliment riche en glucides lents, protéines végétales, vitamines, minéraux et fibres alimentaires. Des études ont démontré qu’une consommation régulière de légumineuses avait des effets bénéfiques au niveau cardio-vasculaire en diminuant le taux de mauvais cholestérol (LDL) et provoquait une diminution du risque de cancer colorectal grâce à l’augmentation du nombre de bactéries bénéfiques de l’intestin (bifidobactéries).

Le pois chiche contient des fibres alimentaires insolubles, c’est-à-dire non digérées par l’organisme : elles aident à lutter contre la constipation en augmentant le volume du bol fécal et à prévenir le risque du cancer du côlon. En effet, le bol fécal permet d’éliminer plus rapidement les toxiques pouvant conduire à des cancers ( polluants, aliments grillés, etc.).

Des glucides lents

Le pois chiche est riche en fer (pour le tonus), calcium (os et dents), zinc (immunité), phosphore (mémoire, santé des os et des dents), vitamine B9 (fabrication de nouvelles cellules), cuivre (formation de l’hémoglobine), magnésium (immunité et antistress naturel), potassium (contraction des muscles), sélénium (antioxydant), manganèse (cofacteur de plusieurs enzymes), vitamines B1, B2 et B6 (production et métabolisme énergétique).

L’effet rassasiant des légumineuses et leur teneur élevée en glucides lents ainsi qu’un indice glycémique faible permettent de maintenir à un niveau constant le taux de sucre dans le sang, ce qui est idéal pour les diabétiques, les frileux et les personnes soucieuses de leur poids.

100 g de pois chiches apportent 390kcal, 21 g de protéines, 59 g de glucides et 7 g de lipides. Contrairement aux protéines animales qui contiennent tous les acides animés essentiels, le pois chiche, comme toutes les légumineuses, est carencé en un acide aminé appelé méthionine. Lors d’un repas sans protéines animales, ce qui est le cas des végétariens, il suffit de pallier cette carence en l’associant à une céréale. Ce n’est donc pas un hasard si, traditionnellement, on associe, dans le couscous, les pois chiches et la semoule.

On trouve le pois chiche sous différentes formes, ce qui permet de varier ses préparations : en farine pour faire des panisses ou des crêpes, en graines à germer à ajouter dans les salades, en grains complets à mixer pour faire de l’houmous ou des galettes.

Le pois chiche se marie très bien avec les aromates et les épices comme la menthe, la sauge, le romarin et le cumin.

Source : Mensuel gratuit Biocontact n° 203 – Juin 2010 par Véronique Vivet (Naturopathe)

Recette_Houmous