L’alimentation joue un rôle primordial pour la santé : traiter le surpoids et l’obésité, le diabète ou l’excès de cholestérol passe d’abord par ce que nous mangeons avant même de prendre des médicaments. Pour le cancer, c’est un peu plus compliqué. Il a fallu des années de patience et de nombreuses études scientifiques pour vérifier que la consommation de certains ingrédient ou aliments augmentait le risque de cancer ou au contraire était capable de le protéger. Mais il ne suffit pas de réduire la quantité des uns et d’augmenter celle des autres. Il faut que cette démarche s’inscrive dans un mode de vie propice lui aussi à une meilleure santé : bannir le tabac, avoir une activité physique régulière et vivre dans un environnement sain.

Les ennemis de votre santé

Les connaissances scientifiques sur les caractéristiques des aliments que nous consommons et sur leurs influences possibles sur notre santé sont de plus en plus précises. C’est pourquoi l’Institut national du cancer (INCA) donne des recommandations en matière de nutrition que chacun peut suivre.

* Les boissons alcoolisées

On connaît le slogan : « Un verre, ça va… ». Dans le cadre d’un repas équilibré riche en fruits et légumes, un verre de vin gouge pour les femmes et deux pour les hommes reste protecteur et sans risque pour la santé. Sur ce point, toutefois, des voix divergentes se sont exprimées ces derniers temps, affirmant que l’alcool était nocif dès le premier verre. Notons d’abord qu’il y a alcool et alcool : « Il faut prendre les choses dans leur contexte, souligne le Dr Laurent Chevallier, nutritionniste attaché au CHU de Montpellier. Celui qui boit un verre de vin ou deux par jour, mais a une alimentation équilibrée, pratique un exercice régulier et ne fume pas, n’a pas les mêmes risques que celui qui ne boit pas, mange peu de fruits et légumes et est sédentaire. » Autre problème brûlant, chez les ados, le « binge drinking » qui consiste à boire vite le plus d’alcool possible. Les dégâts sur la santé peuvent être immenses (lire « Ados et alcool, ils boivent trop, que faire ?[ » de Christine Vilnet et Audrey Leclerc, ed. Josette Lyon).

* Les viandes rouges et les charcuteries

L’excès de viandes rouges (bœuf, cheval, canard) et de charcuteries augmente le risque de cancer colorectal. L’Institut national du cancer incite donc à limiter la consommation de viandes rouges et de charcuteries à moins de 500 g par semaine. Un apport en protéines à alterner avec d’autres, notamment des viandes blanches, des volailles, du poisson, des œufs et des légumineuses (lentilles, haricots secs et pois chiches, notamment). Il faut également consommer moins de viandes très grasses ou très salées en réduisant les portions ou en cuisinant moins souvent.

* Le sel et les aliments salés

Si comme la plupart des Français vous mangez trop salé, réduisez le sel de cuisson et évitez de resaler vos aliment dans l’assiette. Surtout limitez les aliments les plus salés comme les fromages, les charcuteries et le pain. Attention : le pain représente en effet 30% de notre consommation de sel !

* Certains compléments alimentaires

Le bêta-carotène est une précurseur de la vitamine A se trouvant dans les fruits et légumes colorés en rouge ou en orange ou à feuilles vert sombre : carottes, tomates, potiron, brocolis, choux, épinards, melon, abricot, mangue, etc. Il n’est pas recommandé de le consommer en complément alimentaire, sauf cas particulier de déficience sous le contrôle d’un médecin, mais il est bien sûr conseillé de manger les fruits et légumes qui en contiennent.

Source : « Vie pratique Santé » n° 37. Suite de l’article indiquant les meilleurs alliés anticancer sur le billet suivant.

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